Offres d'emploi : Salaire cuisinier fonction publique : fiche métier complète
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Offres d'emploi : Salaire cuisinier fonction publique : fiche métier complète

Le cuisinier territorial est un agent de la fonction publique territoriale (FPT), relevant de la filière technique, catégorie C, cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux. Il assure la production des repas au sein des restaurants scolaires, établissements médico-sociaux ou structures sportives d'une collectivité. Avec plus de 80 000 agents exerçant en restauration collective publique en France, ce métier reste un secteur de recrutement régulier, notamment dans les communes et intercommunalités.

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  • Versant : Fonction publique territoriale (FPT)
  • Catégorie : C
  • Filière : Technique
  • Niveau requis : CAP Cuisine ou équivalent (aucun diplôme exigé pour le concours externe — niveau CAP apprécié)
  • Salaire débutant : 1 801 € brut/mois (hors primes), sur la base de l'IM 340

Sommaire

  1. Définition et contexte du métier de cuisinier en collectivité
  2. Missions et conditions d'exercice du cuisinier territorial
  3. Accès au métier de cuisinier : concours et formation
  4. Salaire cuisinier territorial : grille indiciaire et primes
  5. Évolution de carrière du cuisinier en fonction publique
  6. Marché de l'emploi cuisinier en collectivité
  7. Questions fréquentes sur le métier de cuisinier
  8. Ce qu'il faut retenir pour devenir cuisinier territorial

Définition et contexte du métier de cuisinier en collectivité

Définition synthétique — Le cuisinier territorial est l'agent chargé de la préparation, de la cuisson et du dressage des repas au sein des services de restauration collective d'une collectivité locale : commune, département, région, établissement public local ou EPCI. Il intervient dans les cantines scolaires, les foyers de jeunes travailleurs, les structures petite enfance, les EHPAD ou les restaurants administratifs.

Chiffres clés

  • 3,2 milliards de repas servis chaque année dans la restauration collective publique en France — source : Agence nationale pour le développement de l'alimentation scolaire / données sectorielles 2023
  • Plus de 80 000 agents exercent des fonctions de production culinaire dans les collectivités territoriales françaises — source : CNFPT, Panorama des emplois territoriaux, 2022
  • Loi Egalim (2018, renforcée 2021) impose 50 % de produits durables et de qualité (dont 20 % de bio) dans la restauration scolaire publique, transformant les pratiques professionnelles du cuisinier territorial
  • Taux de vacance des postes élevé dans les filières techniques de catégorie C : les employeurs territoriaux signalent des difficultés de recrutement persistantes sur les métiers de cuisine — source : CNFPT, enquête besoins en emplois territoriaux, 2023

Missions et conditions d'exercice du cuisinier territorial

Au quotidien

Une journée-type du cuisinier territorial commence généralement tôt le matin, entre 6h et 7h, par la réception et le contrôle des livraisons. Vient ensuite la phase de production : épluchage, découpe, cuisson des plats chauds et froids, préparation des entrées et desserts, adaptation des textures pour les régimes spéciaux (allergies, mixés, sans sel). Avant le service, il vérifie les températures réglementaires, dresse les bacs gastronormes et assure la liaison chaude ou froide selon le mode de distribution. L'après-midi est consacrée au nettoyage des équipements, au rangement et à la traçabilité HACCP.

Missions principales

  • Élaborer les préparations culinaires froides et chaudes dans le respect des fiches techniques
  • Assurer la production en grande quantité tout en maîtrisant les coûts matières
  • Appliquer et documenter les procédures d'hygiène et de sécurité alimentaire (plan HACCP, autocontrôles)
  • Adapter les menus aux besoins diététiques spécifiques (PAI, régimes sans allergènes, textures modifiées)
  • Respecter les obligations de la loi Egalim (approvisionnement local, bio, produits durables)
  • Participer à l'élaboration des menus en lien avec le chef de cuisine ou le responsable de restauration
  • Assurer la réception, le contrôle qualité et le stockage des denrées dans le respect de la chaîne du froid
  • Entretenir et maintenir en état les équipements et les locaux de cuisine

Conditions d'exercice

  • Horaires : souvent décalés, démarrage entre 6h et 7h, fin en fin d'après-midi ; travail possible le week-end selon la structure (EHPAD notamment)
  • Environnement : cuisine professionnelle en milieu collectif, station debout prolongée, environnement chaud et bruyant
  • Contraintes physiques : port de charges (livraisons, bacs), risques de coupures et brûlures, exposition à la chaleur et à l'humidité
  • Risques professionnels : troubles musculo-squelettiques (TMS) fréquents, classé parmi les métiers à pénibilité dans les bilans CNRACL
  • Tenue réglementaire : toque, veste, tablier, chaussures de sécurité fournis par l'employeur

Accès au métier de cuisinier : concours et formation

Le cuisinier territorial intègre la fonction publique territoriale en qualité d'adjoint technique territorial, cadre d'emplois régi par le décret n° 2006-1691 du 22 décembre 2006. L'accès se fait par voie de concours ou, dans certains cas, par recrutement direct (contrat puis titularisation pour les postes de catégorie C sous conditions). Un CAP Cuisine ou tout diplôme professionnel équivalent constitue le socle de compétences attendu, même si le concours externe ne l'exige pas formellement.

Concours externe

  • Conditions : être de nationalité française ou ressortissant UE, jouir de ses droits civiques, être en situation régulière vis-à-vis du service national — aucun diplôme exigé pour les adjoints techniques de 2e classe
  • Nature des épreuves : le concours d'adjoint technique comprend une épreuve pratique d'environ 3 heures (réalisation de préparations culinaires dans le cas d'une spécialité restauration) et un entretien avec le jury
  • Calendrier type : ouverture des inscriptions entre novembre et janvier, épreuves au printemps, liste d'aptitude publiée en été — varie selon le Centre de Gestion (CDG) organisateur
  • Inscription : via le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du département ou de la région

Concours interne et troisième voie

  • Concours interne : ouvert aux agents titulaires ou contractuels justifiant de 4 ans de services publics effectifs, sans condition de diplôme — permettant une promotion interne depuis un poste d'agent de service ou d'entretien
  • Troisième voie : ouverte aux candidats justifiant de 4 ans d'activité professionnelle dans le secteur privé (restauration, hôtellerie) ou d'un mandat électif — voie particulièrement adaptée aux cuisiniers reconvertis
  • Examen professionnel : permet également l'avancement au grade d'adjoint technique principal de 2e classe sans passer par la voie du concours externe

Formation initiale

  • Organisme : le CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) assure la formation d'intégration obligatoire de 5 jours pour tout nouvel adjoint technique titulaire
  • Formation de prise de poste : 3 jours minimum dans l'année suivant la titularisation
  • Formations métier : le CNFPT propose des modules spécialisés restauration collective (HACCP, Egalim, cuisine centrale, diététique) accessibles tout au long de la carrière
  • Diplômes valorisés : CAP Cuisine, Bac Pro Cuisine, BTS Hôtellerie-Restauration, CAPA Services en milieu rural

Salaire cuisinier territorial : grille indiciaire et primes

Le salaire cuisinier dans la fonction publique territoriale est calculé sur la base de la valeur du point d'indice fixée à 4,92 € depuis le 1er juillet 2023. Le traitement brut mensuel s'obtient en multipliant l'indice majoré (IM) par cette valeur. À cela s'ajoute le régime indemnitaire, principalement via le RIFSEEP (Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l'Expertise et de l'Engagement Professionnel), dont le montant varie selon la collectivité employeuse.

Grille indiciaire par grade

  • Adjoint technique de 2e classe — Échelon 1 : IM 340 → 1 673 € brut/mois
  • Adjoint technique de 2e classe — Échelon 6 : IM 370 → 1 820 € brut/mois
  • Adjoint technique de 2e classe — Échelon 11 (sommet) : IM 396 → 1 948 € brut/mois
  • Adjoint technique principal de 2e classe — Échelon 1 : IM 370 → 1 820 € brut/mois
  • Adjoint technique principal de 2e classe — Échelon 9 (sommet) : IM 430 → 2 116 € brut/mois
  • Adjoint technique principal de 1re classe — Échelon 1 : IM 390 → 1 919 € brut/mois
  • Adjoint technique principal de 1re classe — Échelon 8 (sommet) : IM 466 → 2 293 € brut/mois

Note : depuis la revalorisation du point d'indice en 2023, ces montants correspondent à la grille en vigueur. Le salaire net représente environ 78 à 80 % du brut après cotisations CNRACL et CSG/CRDS.

Primes et indemnités spécifiques

  • RIFSEEP (IFSE) : indemnité de fonctions mensuelle variable selon la collectivité, généralement entre 80 € et 250 € brut pour un adjoint technique en restauration collective
  • CIA (Complément Indemnitaire Annuel) : prime annuelle liée à l'engagement professionnel, versée en fin d'année
  • Indemnité de sujétions spéciales : applicable si horaires décalés, travail de nuit ou le week-end (EHPAD notamment)
  • NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire) : peut être attribuée dans certains postes à responsabilité (chef de cuisine adjoint, cuisine centrale)
  • Prime de fin d'année : versée par certaines collectivités selon délibération du conseil municipal ou de l'organe délibérant
  • Avantages en nature : repas de service souvent proposé gratuitement ou à tarif réduit

Évolution de carrière du cuisinier en fonction publique

La carrière du cuisinier territorial suit la progression du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux, structurée en trois grades accessibles par avancement d'échelon, examen professionnel ou concours interne.

  • Adjoint technique de 2e classe : grade de recrutement — avancement d'échelon automatique à l'ancienneté (6 mois à 2 ans selon l'échelon)
  • Adjoint technique principal de 2e classe : accessible après 1 an d'ancienneté dans le 6e échelon du grade inférieur, par voie d'examen professionnel ou au choix — implique davantage de responsabilités opérationnelles
  • Adjoint technique principal de 1re classe : accessible après 1 an dans le 4e échelon du grade précédent, par examen professionnel — souvent associé à des fonctions de référent ou de chef de partie
  • Accès à la catégorie B : par concours interne de technicien territorial (filière technique), permettant de prendre en charge la coordination d'une équipe ou la gestion d'une cuisine centrale
  • Accès à la catégorie A : par concours d'ingénieur ou de conseiller territorial des activités physiques et sportives selon les passerelles métier — plus rare pour un profil cuisinier pur
  • Passerelle vers la gestion administrative : certains cuisiniers expérimentés s'orientent vers des fonctions de gestionnaire de restauration, en lien avec le profil d'adjoint administratif territorial chargé du suivi budgétaire et des marchés alimentaires
  • Passerelle vers la petite enfance : dans les structures crèches ou halte-garderie, une évolution vers le métier d'ATSEM est parfois envisagée, notamment pour les agents travaillant en milieu scolaire et souhaitant diversifier leurs missions
  • Mobilité inter-versants : un cuisinier territorial peut candidater à des postes en fonction publique hospitalière (FPH) au sein des services de restauration des hôpitaux et EHPAD publics, sous réserve de détachement ou de mutation, avec une reconnaissance des acquis professionnels facilitée par la similarité des cadres d'emplois

Marché de l'emploi cuisinier en collectivité

Le marché de l'emploi cuisinier en collectivité présente une tension marquée. Le CNFPT identifie la restauration collective comme l'un des secteurs où les collectivités territoriales éprouvent le plus de difficultés à recruter sur des postes pérennes de catégorie C, en raison de la concurrence du secteur privé (hôtellerie-restauration) et des contraintes de rémunération initiale du statut. Plusieurs régions signalent des vacances de postes chroniques, notamment en Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans les zones touristiques.

  • Communes et intercommunalités : premier employeur, via les restaurants scolaires des écoles maternelles et élémentaires (compétence obligatoire)
  • Départements : collèges, foyers départementaux de l'enfance, maisons de retraite publiques
  • Régions : lycées, certains services de restauration administrative
  • Établissements publics autonomes : CCAS, centres hospitaliers (FPH), EHPAD publics, offices du sport
  • Bassins de recrutement : toute commune de plus de 3 000 habitants disposant d'une école avec cantine est susceptible de recruter ; les cuisines centrales intercommunales concentrent les postes à temps plein les plus stables

Les candidats intéressés par des métiers d'intervention en milieu public peuvent également explorer le métier de sapeur-pompier ou le métier d'ambulancier, deux voies de service public à fort ancrage territorial, bien que distinctes des filières techniques de restauration.

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Questions fréquentes sur le métier de cuisinier

Quel est le salaire d'un cuisinier dans la fonction publique territoriale ?

Le salaire cuisinier en collectivité démarre à environ 1 673 € brut/mois pour un adjoint technique de 2e classe en échelon 1, sur la base de la valeur du point d'indice de 4,92 € (grille 2023). En cours de carrière, avec les avancements de grade, le traitement peut atteindre 2 293 € brut/mois au sommet du grade d'adjoint technique principal de 1re classe. À ce montant s'ajoutent les primes RIFSEEP (variables selon la collectivité) et les indemnités spécifiques liées aux sujétions horaires. Le salaire net représente environ 78 à 80 % du brut.

Faut-il un diplôme pour passer le concours de cuisinier territorial ?

Non. Le concours d'adjoint technique territorial de 2e classe n'exige aucun diplôme pour se présenter en externe. En revanche, détenir un CAP Cuisine, un Bac Pro ou un BTS Hôtellerie-Restauration constitue un atout décisif pour réussir l'épreuve pratique et l'entretien. Les candidats issus du secteur privé (hôtellerie, restauration commerciale) bénéficient d'une reconnaissance de leur expérience, notamment via la troisième voie du concours.

Peut-on être recruté cuisinier en collectivité sans passer de concours ?

Oui, dans certains cas. Les collectivités peuvent recruter des agents contractuels (CDD renouvelables) sur des postes de cuisinier lorsqu'il n'existe pas de liste d'aptitude disponible ou pour faire face à des besoins temporaires. Ces contrats peuvent déboucher sur une titularisation après concours. Certains postes à temps non complet (moins de 17h30 hebdomadaires) sont également pourvus directement sans concours obligatoire. Toutefois, la voie du concours reste la seule garantissant la titularisation et les avantages du statut.

Quelles sont les perspectives d'évolution pour un cuisinier territorial ?

Les perspectives sont réelles mais nécessitent de la patience. L'avancement de grade (adjoint technique principal de 2e puis 1re classe) intervient après plusieurs années d'ancienneté et passage d'examens professionnels. L'accès à des fonctions de chef de cuisine ou de responsable de cuisine centrale peut être formalisé par une promotion au grade de technicien territorial (catégorie B), accessible par concours interne. La formation continue au CNFPT joue un rôle clé dans cette progression. Une mobilité vers la fonction publique hospitalière est également possible.

Le salaire d'un chef cuisinier est-il différent de celui d'un cuisinier en collectivité ?

Dans la fonction publique territoriale, le titre de chef cuisinier n'est pas un cadre d'emplois statutaire distinct : il désigne une fonction occupée par un agent de catégorie C à un grade élevé (adjoint technique principal) ou de catégorie B (technicien territorial). Le salaire chef cuisinier en collectivité est donc supérieur à celui d'un cuisinier débutant, pouvant atteindre 2 200 à 2 600 € brut/mois selon le grade et les primes, sans atteindre les niveaux de rémunération du secteur privé haut de gamme. La NBI et le RIFSEEP peuvent cependant significativement revaloriser ce montant.

Ce qu'il faut retenir pour devenir cuisinier territorial

Le métier de cuisinier dans la fonction publique territoriale offre une stabilité statutaire et une diversité de contextes d'exercice que le secteur privé ne garantit pas. Le salaire cuisinier en collectivité reste modeste en début de carrière — autour de 1 673 € brut/mois — mais progresse régulièrement avec les avancements de grade et les primes RIFSEEP. Les contraintes physiques et les horaires décalés sont réelles et doivent être anticipées. En contrepartie, la sécurité de l'emploi, la retraite CNRACL, la formation continue via le CNFPT et les possibilités d'évolution vers des fonctions de coordination constituent des atouts solides sur le long terme.

Le marché de l'emploi cuisinier en collectivité reste dynamique, avec une tension persistante au bénéfice des candidats qualifiés. Les nouvelles exigences Egalim valorisent par ailleurs les professionnels capables de travailler les produits bruts, de gérer les approvisionnements locaux et d'adapter les menus aux besoins nutritionnels spécifiques — des compétences de plus en plus recherchées par les collectivités.

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Références : CNFPT — Panorama des emplois et des métiers de la fonction publique territoriale, 2022 · DGAFP — Rapport annuel sur l'état de la fonction publique, 2023 · Décret n° 2006-1691 du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints techniques territoriaux · Loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale · Arrêté du 1er juillet 2023 relatif à la valeur annuelle du traitement afférent à l'indice brut 1027 · Loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (loi Egalim).

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