Chèque vacances fonctionnaire 2026 : conditions, montants et démarches pour en profiter
Publié le 10 avril 2026
Le chèque-vacances est l'un des avantages les plus concrets de l'action sociale dans la fonction publique : accessible à environ 4,5 millions d'agents des trois versants sous conditions de ressources (DGAFP, Rapport annuel sur l'état de la fonction publique, 2023), il représente un levier de pouvoir d'achat direct dont les modalités varient selon le versant, la taille de l'employeur et les ressources de l'agent. Pourtant, de nombreux agents ne le sollicitent pas faute d'information, et de nombreux employeurs publics — notamment dans la FPT — ne l'ont pas encore mis en place de manière formelle, laissant ainsi un avantage concurrentiel inexploité.
Qui peut bénéficier du chèque-vacances dans la fonction publique et selon quelles conditions de ressources ? Quel est le montant de la participation de l'employeur public et comment se cumule-t-elle avec la contribution de l'agent ? Comment les collectivités territoriales et les établissements publics peuvent-ils mettre en place ce dispositif pour renforcer leur attractivité ? Cet article décrypte l'ensemble du dispositif chèque-vacances applicable aux fonctionnaires en 2026, de l'éligibilité aux bonnes pratiques pour les DRH.
Sommaire
Définition et fonctionnement du chèque-vacances dans la fonction publique
Les conditions d'accès et montants du chèque vacances fonctionnaire en 2026
Les enjeux du chèque-vacances pour l'attractivité des employeurs publics
Le cadre réglementaire du chèque-vacances dans la fonction publique
Mettre en place et valoriser le chèque-vacances : bonnes pratiques pour les employeurs
Questions fréquentes sur le chèque vacances fonctionnaire
1. Définition et fonctionnement du chèque-vacances dans la fonction publique
Le chèque-vacances fonctionnaire est un titre de paiement nominatif émis par l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), utilisable pour régler des dépenses de loisirs et de tourisme (hébergement, transport, restauration, activités culturelles et sportives) auprès d'un réseau de prestataires agréés. Dans la fonction publique, son financement est partagé entre l'agent — qui épargne mensuellement — et l'employeur public — qui abonde cette épargne selon des règles fixées par décret et modulées en fonction du quotient familial de l'agent.
Le chèque-vacances public se distingue du dispositif privé sur un point essentiel : la participation de l'employeur est plafonnée à un pourcentage du SMIC mensuel brut, variable selon le quotient familial (QF) de l'agent, et non librement fixée par l'employeur. Cette modulation en fonction du QF introduit une logique de solidarité sociale absente du dispositif privé — les agents aux revenus les plus modestes bénéficient d'une participation employeur plus élevée. En 2026, la valeur faciale des chèques-vacances est de 10 ou 25 euros par titre, et leur validité est de deux ans à compter de la date d'émission.
Définition synthétique — Le chèque-vacances fonctionnaire est un titre ANCV cofinancé par l'agent et son employeur public, accordé dans le cadre de l'action sociale au bénéfice des agents des trois versants sous condition de ressources. La participation de l'employeur est calculée en pourcentage du SMIC mensuel brut selon le quotient familial de l'agent (décret n° 2006-21 du 6 janvier 2006 pour la FPE, décrets spécifiques pour la FPT et la FPH). Elle est exonérée de cotisations sociales dans la limite du SMIC mensuel brut et non imposable pour l'agent bénéficiaire.
Le mécanisme de cofinancement agent-employeur
Épargne mensuelle de l'agent : l'agent choisit un montant d'épargne mensuelle prélevé sur son traitement net, dans des limites fixées par le plan d'épargne chèques-vacances de son employeur ; cette épargne est convertie en chèques-vacances à l'issue de la période de constitution (généralement 12 mois).
Participation de l'employeur : abondement versé par l'employeur public en complément de l'épargne de l'agent, calculé en pourcentage du SMIC mensuel brut selon le quotient familial ; plus le QF est bas, plus le pourcentage est élevé — logique redistributive propre au secteur public.
Avantage fiscal : la participation de l'employeur est exonérée de cotisations sociales dans la limite du SMIC mensuel brut et n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu pour l'agent, ce qui en fait l'un des avantages en nature les plus efficaces fiscalement dans la fonction publique.
Utilisation des titres : les chèques-vacances sont utilisables auprès de 230 000 prestataires agréés par l'ANCV (hôtels, campings, SNCF, Air France, parcs de loisirs, musées…) ; non remboursables en espèces, ils doivent être utilisés avant leur date d'expiration.
2. Les conditions d'accès et montants du chèque vacances fonctionnaire en 2026
Les conditions d'accès au chèque vacances fonctionnaire et les montants de la participation employeur varient selon le versant, la situation familiale et le quotient familial de l'agent. En 2026, après plusieurs revalorisations des plafonds de ressources et des montants de participation, le dispositif couvre une large part des agents des trois versants tout en ciblant prioritairement les agents aux revenus modestes.
Conditions d'accès et quotient familial
Condition de ressources : dans la FPE, le bénéfice du chèque-vacances est conditionné à un quotient familial (revenu fiscal de référence divisé par le nombre de parts) inférieur à un plafond fixé annuellement par arrêté du ministre chargé de la fonction publique ; en 2026, ce plafond est de l'ordre de 3 000 à 3 500 € selon la composition du foyer.
Agents éligibles : fonctionnaires titulaires, agents contractuels en CDD ou CDI, agents à temps partiel — tous les agents publics en activité sont éligibles sous réserve de remplir la condition de ressources ; les agents à temps non complet bénéficient du dispositif au prorata de leur quotité de travail dans certains versants.
Non-cumul : un agent ne peut bénéficier du chèque-vacances que d'un seul employeur à la fois ; en cas de multi-employeurs publics (temps non complet sur plusieurs collectivités), l'agent choisit l'employeur auprès duquel il constitue son plan d'épargne.
FPT — spécificité : dans la fonction publique territoriale, la mise en place du chèque-vacances est facultative et relève d'une délibération de l'assemblée délibérante ; les collectivités qui n'ont pas délibéré ne proposent pas ce dispositif à leurs agents, ce qui crée une inégalité entre agents selon leur employeur territorial.
Montants de la participation employeur en 2026
Tranche haute de QF (au-delà de 2 000 €) : participation de l'employeur fixée à 10 % du SMIC mensuel brut, soit environ 177 € par an en 2026 (sur la base d'un SMIC à 1 766 € brut mensuel).
Tranche intermédiaire de QF (entre 1 500 € et 2 000 €) : participation de l'employeur fixée à 15 % du SMIC mensuel brut, soit environ 265 € par an.
Tranche basse de QF (inférieur à 1 500 €) : participation de l'employeur fixée à 20 % du SMIC mensuel brut, soit environ 353 € par an — niveau le plus élevé, bénéficiant aux agents aux revenus les plus modestes.
Majoration enfants à charge : une majoration de la participation peut être accordée pour chaque enfant à charge, selon les barèmes propres à chaque ministère ou collectivité dans le cadre de leur politique d'action sociale.
Différences entre versants
FPE : dispositif géré par les services d'action sociale de chaque ministère (SRIAS ou CAAS) ; les barèmes sont fixés annuellement par arrêté ; l'agent constitue son plan d'épargne directement auprès du service d'action sociale de son administration.
FPT : dispositif facultatif mis en place par délibération de l'assemblée délibérante ; la collectivité peut gérer directement le dispositif ou en confier la gestion à un organisme gestionnaire de l'action sociale (CNAS, FNASS, GRAS…) ; les barèmes et les plafonds sont fixés par la délibération dans le respect des textes réglementaires.
FPH : dispositif géré par les services d'action sociale des établissements ou par le CGOS (Comité de gestion des œuvres sociales) pour les établissements adhérents ; le CGOS propose des conditions avantageuses grâce à la mutualisation entre établissements.
Chiffres clés
4,5 millions — agents des trois versants potentiellement éligibles au chèque-vacances sous condition de ressources — source : DGAFP, Rapport annuel sur l'état de la fonction publique, 2023
353 € — montant maximum annuel de la participation employeur pour les agents au quotient familial le plus bas (20 % du SMIC mensuel brut en 2026) — source : décret n° 2006-21 du 6 janvier 2006, actualisé
230 000 — nombre de prestataires agréés par l'ANCV acceptant les chèques-vacances en France — source : ANCV, rapport annuel 2023
2 ans — durée de validité des chèques-vacances à compter de leur date d'émission, après quoi ils peuvent être échangés auprès de l'ANCV — source : ANCV, conditions générales d'utilisation, 2024
3. Les enjeux du chèque-vacances pour l'attractivité des employeurs publics
Le chèque vacances fonctionnaire est un levier d'attractivité sous-exploité par de nombreux employeurs publics, notamment dans la FPT où sa mise en place reste facultative. En 2026, quatre enjeux concrets font du chèque-vacances bien plus qu'un simple avantage social : un différenciateur de recrutement, un outil de fidélisation, un signal de reconnaissance et une composante de la rémunération globale que les candidats apprécient de plus en plus.
Différenciation à l'embauche : dans un marché du travail public sous tension, la présence du chèque-vacances dans l'offre globale d'un employeur constitue un avantage concret que les candidats en reconversion depuis le privé — où le chèque-vacances est courant — apprécient immédiatement et comparent entre collectivités.
Pouvoir d'achat des agents : avec une participation employeur pouvant atteindre 353 € par an pour les agents aux revenus les plus modestes (décret n° 2006-21 du 6 janvier 2006), le chèque-vacances représente un complément de pouvoir d'achat significatif qui améliore la perception de la rémunération globale sans alourdir la masse salariale de manière permanente.
Signal de reconnaissance : les employeurs publics qui proposent le chèque-vacances et en font la promotion active auprès de leurs agents envoient un signal de considération pour la qualité de vie des agents, contribuant à la qualité de vie au travail (QVT) sans investissement RH lourd.
Inégalité entre collectivités dans la FPT : l'absence de dispositif dans certaines collectivités territoriales crée une inégalité de fait entre agents selon leur employeur — un enjeu d'équité que les organisations syndicales soulèvent régulièrement lors des négociations sociales locales.
4. Le cadre réglementaire du chèque-vacances dans la fonction publique
Le cadre réglementaire du chèque vacances fonctionnaire repose sur quatre textes qui définissent les conditions générales du dispositif, les règles propres à chaque versant, les plafonds de participation et le régime fiscal et social applicable. Sa maîtrise est indispensable pour tout DRH ou responsable de l'action sociale souhaitant mettre en place ou réviser le dispositif dans sa collectivité ou son établissement.
Loi n° 99-584 du 12 juillet 1999 et décret n° 2006-21 du 6 janvier 2006 : constituent le socle légal du chèque-vacances dans la fonction publique de l'État ; le décret de 2006 fixe les règles de constitution du plan d'épargne, les barèmes de participation selon le quotient familial, les conditions d'éligibilité des agents et le plafond d'exonération sociale (SMIC mensuel brut) ; ses dispositions sont la référence pour l'ensemble des versants, la FPT et la FPH adaptant ces règles dans leurs propres textes.
CGFP, articles L751-1 à L756-1 : codifient les principes de l'action sociale dans la fonction publique, dont le chèque-vacances est l'une des prestations ; posent le principe que l'action sociale bénéficie aux agents et à leurs familles, que les prestations doivent tenir compte de la situation matérielle et familiale des agents, et que leur financement est partagé entre l'employeur et les agents bénéficiaires.
Loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, article 88-1 (FPT) : autorise les collectivités territoriales à mettre en place des prestations d'action sociale au bénéfice de leurs agents, dont le chèque-vacances ; la mise en place est subordonnée à une délibération de l'assemblée délibérante fixant les modalités et les barèmes ; sans délibération, aucune prestation ne peut être versée légalement.
Code général des impôts, article 81 bis, et code de la Sécurité sociale, article L136-2 : définissent le régime fiscal (non-imposition de la participation employeur pour le bénéficiaire) et social (exonération de cotisations dans la limite du SMIC mensuel brut) du chèque-vacances ; ces avantages fiscaux et sociaux constituent l'un des principaux arguments en faveur du dispositif face à une augmentation directe de traitement qui, elle, est pleinement soumise à cotisations et à l'impôt.
Point de vigilance : dans la FPT, la participation de l'employeur au chèque-vacances doit être fixée par délibération de l'assemblée délibérante et respecter les barèmes réglementaires. Une participation supérieure aux plafonds fixés par le décret de 2006 constitue un avantage illégal susceptible d'être requalifié en rémunération déguisée, exposant la collectivité à un redressement URSSAF et l'ordonnateur à une mise en cause de sa responsabilité personnelle. De même, verser la participation à un agent qui ne remplit pas les conditions de ressources est une irrégularité que le comptable public peut refuser de payer.
5. Mettre en place et valoriser le chèque-vacances : bonnes pratiques pour les employeurs
5.1 Mettre en place le dispositif par délibération dans la FPT
Mettre en place le chèque-vacances dans une collectivité territoriale nécessite trois étapes préalables : délibérer en assemblée pour autoriser le dispositif et en fixer les barèmes, choisir le mode de gestion (régie directe ou organisme gestionnaire d'action sociale comme le CNAS) et informer les agents des conditions d'accès. Ces trois étapes, si elles sont bien conduites, permettent de déployer le dispositif dans un délai de trois à six mois. Les collectivités qui confient la gestion à un organisme mutualisé bénéficient en outre d'un catalogue d'action sociale élargi sans charge administrative supplémentaire.
Vérifier que la délibération fixe explicitement les tranches de quotient familial, les pourcentages de participation et le plafond d'épargne mensuelle de l'agent, pour éviter toute ambiguïté lors de l'instruction des demandes.
Comparer les offres des organismes gestionnaires d'action sociale (CNAS, FNASS, GRAS…) sur les critères de coût de gestion, d'étendue du catalogue et de facilité d'accès pour les agents avant de choisir un partenaire.
Consulter le comité social territorial (CST) avant la délibération pour associer les représentants du personnel à la conception du dispositif et faciliter son déploiement auprès des agents.
5.2 Communiquer activement sur le dispositif pour maximiser le taux d'utilisation
Communiquer activement sur le chèque-vacances auprès des agents éligibles est le levier le plus immédiat pour maximiser le taux d'utilisation et transformer cet avantage en argument d'attractivité perçu. Trois supports sont particulièrement efficaces : la fiche de rémunération globale remise lors du recrutement (qui intègre la valeur potentielle du chèque-vacances), la communication interne au moment de l'ouverture de la période d'inscription annuelle, et le rappel systématique lors des entretiens professionnels annuels. Selon le benchmark Jobpublic (Benchmark attractivité employeurs publics, 2023), moins de 40 % des agents éligibles au chèque-vacances dans la FPT y recourent effectivement, faute d'information suffisante.
Intégrer le chèque-vacances dans la liste des avantages sociaux mentionnés dans toutes les offres d'emploi publiées sur la PEP, avec indication du montant de la participation employeur pour le QF moyen de la collectivité.
Envoyer un message personnalisé à chaque agent éligible à l'ouverture de la période d'inscription, avec un simulateur simple indiquant sa participation estimée selon son quotient familial.
5.3 Intégrer le chèque-vacances dans la politique de rémunération globale
Intégrer le chèque-vacances dans la communication sur la rémunération globale fonctionnaire transforme un avantage social discret en argument différenciant. La valeur annuelle du chèque-vacances — jusqu'à 353 € de participation employeur exonérée de charges et d'impôt — doit être présentée lors des entretiens de recrutement aux côtés du traitement indiciaire, du régime indemnitaire, de la protection sociale complémentaire et de la retraite CNRACL. Cette présentation globale améliore la perception de l'offre salariale sans modifier d'une ligne les coûts réels de l'employeur.
Calculer la valeur annuelle nette de l'ensemble des avantages sociaux (chèque-vacances, PSC employeur, CNFPT, CNRACL) et la communiquer systématiquement lors des entretiens d'embauche pour les candidats venant du secteur privé.
Former les responsables RH de proximité à présenter le chèque-vacances comme un élément de la rémunération totale et non comme un simple "cadeau" facultatif, pour en valoriser le caractère structurel et garanti.
5.4 Réviser périodiquement les barèmes pour maintenir l'attractivité du dispositif
Réviser les barèmes du chèque-vacances tous les deux à trois ans permet d'ajuster la participation employeur aux évolutions du SMIC et du coût de la vie, et de maintenir la perception d'un avantage significatif par les agents. Une participation qui représentait 20 % du SMIC en 2019 peut avoir perdu de sa valeur relative après les revalorisations successives du SMIC entre 2020 et 2026. Cette révision, soumise à délibération dans la FPT, est l'occasion d'un dialogue social constructif avec les représentants du personnel sur la politique d'action sociale globale de la collectivité.
Comparer annuellement les barèmes de participation de sa collectivité avec ceux des collectivités voisines de taille comparable et avec les recommandations de l'organisme gestionnaire pour rester dans la fourchette haute du marché public local.
Anticiper les révisions de barèmes en intégrant leur coût prévisionnel dans le budget pluriannuel d'action sociale, pour éviter de devoir réviser à la baisse lors d'une contrainte budgétaire ponctuelle.
6. Questions fréquentes sur le chèque vacances fonctionnaire
Qu'est-ce que le chèque-vacances et qui peut en bénéficier dans la fonction publique ?
Le chèque-vacances est un titre de paiement ANCV cofinancé par l'agent et son employeur public, utilisable pour des dépenses de loisirs et de tourisme. Dans la fonction publique, tous les agents en activité — titulaires et contractuels — peuvent en bénéficier sous condition de ressources (quotient familial inférieur à un plafond fixé annuellement). La participation de l'employeur est exonérée de cotisations sociales et non imposable pour l'agent. Dans la FPT, le bénéfice du dispositif est subordonné à une délibération de l'assemblée délibérante — les agents des collectivités qui n'ont pas délibéré n'y ont pas accès.
Comment est calculée la participation de l'employeur public au chèque-vacances ?
La participation de l'employeur public est calculée en pourcentage du SMIC mensuel brut selon le quotient familial (QF) de l'agent : 20 % du SMIC pour les QF inférieurs à 1 500 € (environ 353 € par an en 2026), 15 % pour les QF entre 1 500 € et 2 000 € (environ 265 € par an) et 10 % pour les QF supérieurs à 2 000 € (environ 177 € par an). Ces pourcentages sont fixés par le décret n° 2006-21 du 6 janvier 2006 et constituent des plafonds que l'employeur ne peut pas dépasser sans risque de requalification en rémunération déguisée.
Quelles dépenses peut-on régler avec des chèques-vacances dans la fonction publique ?
Les chèques-vacances sont acceptés par plus de 230 000 prestataires agréés par l'ANCV : hôtels, campings, locations de vacances, SNCF, compagnies aériennes (dont Air France), parcs de loisirs, musées, cinémas, restaurants, agences de voyage, clubs sportifs et activités culturelles. Ils ne sont pas remboursables en espèces et ne peuvent pas être utilisés pour des achats alimentaires courants ou des biens durables. Leur validité est de deux ans à compter de la date d'émission — les chèques non utilisés peuvent être échangés auprès de l'ANCV avant expiration.
Quelle est la différence entre le chèque-vacances dans la FPE, la FPT et la FPH ?
La principale différence tient au caractère obligatoire ou facultatif du dispositif : dans la FPE, le chèque-vacances est proposé par les services d'action sociale de chaque ministère selon des barèmes annuels fixés par arrêté ; dans la FPH, il est géré par le CGOS pour les établissements adhérents avec des conditions avantageuses grâce à la mutualisation ; dans la FPT, sa mise en place est facultative et subordonnée à une délibération de l'assemblée délibérante, ce qui crée des inégalités entre agents selon leur employeur territorial. Les barèmes de participation sont similaires dans les trois versants mais les modalités pratiques d'accès et les catalogues associés varient.
Pourquoi certaines collectivités n'ont-elles pas mis en place le chèque-vacances pour leurs agents ?
L'absence de chèque-vacances dans certaines collectivités s'explique par trois raisons principales. D'abord, la méconnaissance du dispositif et de son faible coût réel pour l'employeur — la participation est limitée et exonérée de charges patronales dans la limite du SMIC. Ensuite, la contrainte administrative perçue : certains DRH de petites collectivités craignent la charge de gestion, ignorant que des organismes mutualisés (CNAS, GRAS…) peuvent gérer l'ensemble du dispositif pour un coût modique. Enfin, l'absence de demande formelle des agents — souvent par méconnaissance de leurs droits — donne l'impression que le sujet n'est pas prioritaire, alors que sa mise en place améliore objectivement l'attractivité de la collectivité à coût maîtrisé.
Conclusion
Le chèque vacances fonctionnaire est en 2026 l'un des avantages sociaux les plus accessibles et les plus sous-exploités de la fonction publique. Exonéré de charges et non imposable, modulé selon les ressources de l'agent, utilisable auprès de 230 000 prestataires, il représente un levier de pouvoir d'achat et d'attractivité à très fort rapport valeur/coût pour les employeurs publics. Dans la FPT, sa mise en place ne nécessite qu'une délibération et un partenariat avec un organisme gestionnaire — un investissement administratif minime pour un bénéfice RH concret.
Les collectivités et établissements qui traitent le chèque-vacances comme un élément à part entière de leur politique de rémunération globale — en le communicant activement lors du recrutement, en l'intégrant dans les fiches de rémunération totale et en révisant régulièrement ses barèmes — sont ceux qui transforment un avantage réglementaire en différenciateur d'attractivité durable face au secteur privé et aux autres employeurs publics.
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Références : DGAFP — Rapport annuel sur l'état de la fonction publique, édition 2023 · ANCV — Rapport annuel 2023 · Code général de la fonction publique (CGFP), articles L751-1 à L756-1, en vigueur depuis le 1er mars 2022 · Loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, article 88-1 · Décret n° 2006-21 du 6 janvier 2006 relatif à l'attribution de chèques-vacances aux agents civils de l'État · Loi n° 99-584 du 12 juillet 1999 instituant le chèque-vacances · Jobpublic — Benchmark attractivité employeurs publics, 2023 (données internes, disponibles sur demande).
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